Jour 5 : Samedi 17 Juin 2017 #MAROC

Après un bon petit-déjeuner, la journée commence assez tard. Au lieu des crêpes mille-trou qu’on avait avant, là c’était une sorte de galette à la semoule plus dense avec en plus un bon petit jus d’orange et les crêpes feuilletées les Msemmens. Comme la journée de la veille nous a épuisés, on en profite pour se reposer un peu.

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Vers 11h, on part en expédition supermarché : on doit refaire nos stocks d’eau et acheter de quoi manger le midi. Il nous faut 30 minutes pour aller du riad au carrefour, pour le retour c’est sportif puisqu’on ramène presque 17L d’eau. Avec la chaleur, chaque jour on boit beaucoup et comme ça, on sera tranquille à ce niveau-là jusqu’au départ.

Avant de retourner au riad, on se pose une nouvelle fois au Cyber Park, s’asseoir à l’ombre et dans l’herbe fraîche ça fait du bien.

Le midi, on reste au riad pour manger. Quand c’est le ramadan, ce n’est pas très bien vu de manger devant les gens qui jeune toute la journée, on reste caché du coup.

Un peu avant 15h, on va se perdre dans la médina à la recherche du musée de Marrakech qui est censé être à 400m du riad. J’ai beau avoir regardé sur google map comment y aller, on le trouve pas. Pire même, on se perd à travers les souks et les petites rues. Quand on se décide enfin à demander notre chemin, on nous dit qu’à cette heure, avec le ramadan, le musée est déjà fermé.

Super.

On se dit que tant qu’à être là, on n’a qu’à en profiter pour aller au quartier des tanneurs, on en entend tellement parler depuis qu’on est là. Le gars qui nous avait dit que le musée est fermé nous en indique le chemin. Comme ça à l’air compliqué, il voit un gars qu’il connaît qui passe par là et qui apparemment travaille dans le quartier des tanneurs. Il nous dit de le suivre puisqu’il y va.

Le long du chemin, le gars nous adresse de temps en temps la parole pour nous expliquer quelques trucs puis il passe le reste du temps au téléphone. C’est vrai que le chemin est assez compliqué, tout seul on n’aurait pas trouvé je pense…

Une fois arrivé là-bas, il nous emmène devant une petite porte où un gars attend debout avec deux bouquets de menthe dans les mains. Il nous les tend et nous dit de le suivre. Comme ça sent pas bon, dans tous les sens du terme, on hésite un peu. C’est chelou ce gars qui avait l’air de nous atteindre au moment où on arrive avec exactement deux bouquets dans les mains… Le gars qui nous emmenait avec son air innocent l’aurait prévenu ?

Et nous à la base on s’attendait à une sorte de grande place où on aurait pu se balader librement, pas un quartier tout pourri où les tanneurs travaille caché derrière de grands murs et où il faut payer… Encore. Et en plus, à cette heure-ci et avec le ramadan, c’est absolument désert et personne ne travaille… Visiter un espace avec de grandes cuves vides… ça n’a pas trop d’intérêt quand même.

On demande au guide combien ça coûte la visite, parce que si c’est pour nous réclamer 200 dirhams une fois que c’est fini… c’est mort quoi. Surtout qu’à la base on voulait juste aller au musée et du coup on n’a presque pas pris d’argent. D’un autre côté, les techniques utilisées nous intéressent quand même, c’est quelque chose à voir.

Après avoir demandé au guide combien ça va nous coûter, il commence à s’énerver un peu, à nous dire que ce n’est pas une question d’argent. Mais on insiste, on ne veut pas se faire avoir, on veut juste un prix. Comme il est incapable de nous en donner un, il nous fait faire demi-tour et nous emmène directement à la boutique… sans rien avoir visité ou expliqué, je précise bien.

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A la boutique, une coopérative qui vend le travail des tanneurs, on est pris en charge par un vendeur qui commence à nous montrer les différentes sortes de peau qu’ils ont… du mouton, de la chèvre, du chameau… On se sent un peu mal à l’aise parmi toutes ses peaux d’animaux morts et également par l’ambiance qui règne autour de nous. On veut nous faire acheter et ça nous saoule un peu…

A la fin, on regarde un peu tout, on remercie le vendeur et on s’en va. On lui avait déjà dit au tout début qu’on ne comptait rien acheter, il l’a plutôt bien pris, contrairement à ce qui nous attendait en bas.

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Oui parce que en fait, la boutique est à l’étage, donc on redescend et on cherche la porte qu’on a pris à l’aller pour sortir sauf que TOUT A ETE FERME. Sérieusement ? Et notre soi-disant « guide » qui nous a donné les bouquets, le mec qui nous a amenés ici (et que nous avions vu partir sur un vélo juste avant), ainsi que d’autres personnes qu’on n’avait pas encore croisées sont là, assises, à nous attendre. C’est quoi ce traquenard ?

Alors qu’on se dirige vers une porte fermée pour sortir, ils nous sautent tous dessus à nous réclamer de l’argent, un stylo, n’importe quoi… alors que… bah mec tu nous as rien fait visiter quoi. Et cette malveillance de nous enfermer comme ça… Bref on fait la sourde oreille, on dit non, on ouvre la porte et on se barre.

Bref, n’y allez pas. #ARNAKECH

Comme le quartier est loin d’être accueillant, on se dépêche de s’en aller.

Sauf qu’on se perd.

Évidemment.

A un moment, on arrive à l’embouchure d’une petite rue qui est bouchée par plusieurs charrettes tirées par des ânes. De la foule s’est amassée, tout le monde attend pour passer. À un moment, on se rend compte que quelqu’un a encore essayé d’ouvrir la petite poche de notre sac. Il s’agit de deux jeunes qui font deux têtes de plus que nous. Comme on les a repéré, ils s’éloignent, l’air de rien. Évidemment, on avait pris soin de rien ranger dans cette poche, mais ce n’est jamais rassurant de savoir que derrière toi quelqu’un est en train d’essayer de te détrousser. Surtout que dans la grande poche y a quand même nos porte-monnaie et mon appareil photo…

Bref, on galère à rentrer, on a toujours peur de se faire suivre, de se faire voler, on se prend même la pluie. Une grosse pluie chaude et dense qui nous oblige à nous abriter sous le porche d’un poste de police. À la fin on arrête d’attendre et on part sous la pluie. Rapidement on est trempé et dégoulinant mais dès que la pluie s’arrête, avec la chaleur, en dix minutes on est sec.

Après être passé au riad, on va manger à la Cantine des Gazelles, un restaurant super bien noté sur tripadvisor et dans lequel il faut penser à réserver, sinon tous les soirs ils sont complets ! Globalement, il est un peu plus cher que ceux auxquels on était déjà allés mais pas de beaucoup.

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On se commande deux petits jus : un jus d’orange (18 dirhams), qui me déçoit un peu car il y a beaucoup de glaçon et pas beaucoup de jus (snif) et un jus orange-kiwi (20 dirhams) très bon dont la tasse est bien remplie et sans glaçon !

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Comme partout, on a le droit aux petites olives offertes. En plat, comme on ne mange pas de viande on n’a pas trop le choix donc on prend un couscous végétarien (55 dirhams) qui est absolument délicieux, avec beaucoup d’oignons et de raisin sec caramélisés avec du miel (une tuerie) et un tajine végétarien (45 dirhams), qui est un peu moins goûteux que celui de la veille.

On ne prend pas de dessert mais on nous offre deux jolies pâtisseries marocaines, sympa !

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Après nos déboires, la journée se termine sur une note positive.

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