Jour 4 : Vendredi 16 Juin 2017 #MAROC

Aujourd’hui, la journée commence en douceur avec un petit déjeuner léger à base de fruit. Ensuite, nous rassemblons rapidement nos affaires et quittons la chambre : nous avons prévu d’aller à Aït Ben Haddou, un village fortifié aux bâtiments de terre.

On a prévu d’y aller en taxi. Longtemps, on a regardé les différents moyens de nous y rendre, vu que le taxi et le marchandage ce n’est pas trop notre truc… Apparemment il y aurait un bus (qui coute pas cher) qui déposerait à un carrefour et de là il faudrait prendre un taxi pour faire le reste du chemin maaaais trop compliqué donc on tente le taxi !

Arrivé à la gare routière et à l’immense parking rempli de taxi, un vieux Marocain vêtu d’une djellaba bleu nous demande où on veut aller puis une fois qu’il a eu notre réponse, disparaît. Dans les secondes qui suivent, un chauffeur de taxi installé dans sa voiture et visiblement sur le départ nous aborde et nous demande où on veut aller. On lui donne notre destination, il nous dit ok mais on veut discuter du prix avant. Comme il est mal placé, il nous fait signe d’attendre et s’avance un peu. Tout d’un coup, un autre vieux mec apparaît et se met à lui gueuler dessus. Le taxi lui répond en gueulant, nous on est entre les deux, on ne comprend rien, que passa ?

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Finalement, le taxi avec qui on devait discuter du prix disparaît sans un mot… On n’a rien compris.

Un peu plus loin, on distingue quatre jeunes en train de discuter avec un groupe de chauffeur. On s’approche, on ne sait jamais, peut-être qu’on veut aller au même endroit et qu’on pourrait partager un taxi ?

Il s’agit d’Australiens qui veulent eux aussi aller à Aït Ben Haddou. Yes ! Par contre, après ils veulent aller directement à Marrakech en taxi. Oups, on n’aurait peut-être pas dû déjà prendre nos billets de bus…

Ils sont ok pour partager le taxi avec nous, mais les chauffeurs de taxi, eux, non. Des histoires de territoires, de réglementation, blablabla c’est un peu chiant. Ils marchandent pendant quinze bonnes minutes avant d’arriver à un prix qui leur convient, c’est-à-dire 200 dirhams pour aller à Aït Ben Haddou puis 400 dirhams pour aller jusqu’à Marrakech. Finalement, les Australiens s’en vont avec leur taxi et nous on en cherche toujours un…

A cet instant, le vieux Marocain vêtu d’une djellaba bleu réapparaît et nous annonce qu’il a un taxi pour nous qui accepte de nous faire faire l’aller-retour pour 300 dirhams. On commence à lui faire comprendre que 300 c’est trop pour nous, qu’on veut 200 dirhams. Il discute un peu, puis il dit ok pour 200 dirhams mais qu’il faut qu’il voit ça avec le chauffeur.

Visiblement, le chauffeur est ok, on nous invite à nous asseoir dans le taxi, qui est vieux et tout pourri. Honnêtement, je trouve ça cool ça fait tout rustique, c’est stylé. Bon sauf que le gars qui nous a arrangé le truc monte aussi… On commence à se dire… Oh non… On va se faire arnaquer  (ouais on voyait un peu le mal partout)!

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Finalement, Ahmed s’avère être super sympa, il nous parle de plein de trucs tout au long du voyage vers le village fortifié (il y en a pour une demi-heure de route quand même), de sa famille, de Ouarzazate, puis il nous explique l’histoire du taxi. Qu’en gros, y a les taxis qui peuvent faire des longues distances, genre Ouarzazate-Marrakech et ceux qui doivent juste rester dans la ville faire les petits trajets. Le truc c’est que le taxi qui nous avait abordés c’était une longue distance et il voulait piquer le travail des petits taxis, du coup tout le monde s’est mis en colère contre lui. Et ça posait aussi problème pour les Australiens, qui voulaient faire deux trajets incompatibles. Enfin bref.

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La route à travers ce désert de roc (ce n’est pas du désert de sable, je sais pas comment on dit du coup) s’est passé tranquillement, les paysages étaient jolis et on s’est félicité d’avoir pris un taxi et pas un bus car prendre un taxi derrière aurait été compliqué… Pendant le trajet, le chauffeur et Ahmed parlaient ensemble en arabe (du coup on ne comprend rien) et c’est assez étrange mais… je trouve que quand deux arabes parlent ensemble on a l’impression qu’ils sont en train de s’engueuler.

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Bref, on arrive enfin au village fortifié. Alors que le taxi nous attend (il nous laisse 1h15, pas plus), Ahmed nous guide à travers la ville. Il nous explique pleins de trucs enfin… pas trop à moi, moi il me parle pas, vu que je suis une fille. Mais bon, c’est un peu partout pareil donc je m’en formalise pas trop. Par contre, le Gazou c’est vraiment devenu son meilleur ami.

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Un peu après être entré dans la ville, il nous amène dans une vieille maison qu’il nous fait visiter (dont la visite est payante). Sur la terrasse, on a une super vue sur l’oasis et le village autour de nous. Il nous explique que cette maison c’est celle du chef et qu’il avait quatre épouses. Truc un peu bizarre… Ses épouses si elles voulaient monter au somment de la ville fortifiée, elle avait des tunnels spéciaux pour que personne les voit. Les pauvres.

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En sortant de la maison, deux gars qui doivent s’occuper de la faire visiter réclame à Ahmed qu’on paie la visite. Il discute assez intensément avec eux (on commence à avoir l’habitude) et dit qu’on est ses amis, de pas nous faire payer. Comme il insiste, on s’en va sans rien payer. Avec le Gazou on est agréablement surpris.

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On va ensuite tout en haut du village, admirer la vue. On est content d’être là. Il fait beau, le village est désert et notre protecteur empêche toute altercation indésirable.

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Une fois qu’on a bien profité de la vue, on redescend et on reprend le taxi. Pendant le retour, le chauffeur et Ahmed discute assez fort une nouvelle fois, ça nous fait sourire, on a pu visiter Ait Ben Haddou, on est content.

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On arrive à Ouarzazate vers 11h30. Une fois qu’on a payé notre taxi, on donne 40 dirhams à Ahmed. Il nous a permis d’en économiser 100 et il les mérite bien, il a rendu notre excursion super cool et on est content d’avoir pu parler tranquillement avec un Marocain. Au moment de partir, il nous apprend que sur le retour il s’est engueulé avec le chauffeur car il voulait qu’il nous emmène visiter une jolie kasbah pour le même prix, mais le chauffeur n’était pas d’accord. Vraiment trop sympa ! Au moment de partir, il nous a donné son adresse si un jour on voulait passer chez lui manger un couscous. Donc voilà si à Ouarzazate vous voyez un gentil monsieur avec une djellaba bleue et qui s’appelle Ahmed, laissez-le vous servir de guide !

Comme notre bus part à 15h, on part à la recherche d’un endroit ombragé où se poser. Finalement, il s’agit juste de trouver quelque chose d’ouvert avec le ramadan… On va donc sur la place où on avait mangé la veille, au même endroit d’ailleurs, car il y a une partie restaurant et salon de thé. Là, sur la terrasse absolument déserte, on se commande deux jus de fruits : orange-fraise et orange-pêche. Ils sont délicieux, frais, fruité… ça fait du bien ! On prend aussi une assiette avec plein de petites pâtisseries marocaines. Enfin ! Des pâtisseries marocaines ! Certaines sont meilleures que d’autres, le tout est très jolie. Comme on a encore faim et soif, on commande un/une Msemmens, un Baghrir et un autre truc… je sais plus comment ça s’appelle avec un jus orange-ananas. C’est juste dommage que ça ne soit pas servi avec de confiture… c’est un peu sec du coup.

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Pour le retour en bus, on peut à nouveau apprécier la beauté du paysage sur la route et somnoler un peu.

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Une fois à Marrakech, on dépose nos affaires au riad puis on va manger dans un restaurant “La cuisine du terroir”. Le serveur est super sympa, la déco jolie. On fait nos gourmands et on commande chacun un menu (85 dirhams = 8,5 euros). Une bouteille d’1,5L est comprise dans le menu. Après je vous avoue qu’on a un doute sur l’authenticité de cette eau de source… Quand le serveur l’a ouverte on n’a pas entendu de “clip” rassurant et elle n’avait pas un super goût… On a donc une salade marocaine (comme la veille à base de tomate, poivrons et oignon : elle est absolument délicieuse), un tajine végétarien pour moi (super bon !), un couscous végétarien pour le Gazou et en dessert quelques pâtisseries marocaines avec un thé à la menthe. On a du mal à finir mais on s’est régalé !

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Fatigués, on va se coucher après cette longue journée !

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